IX Festival Internacional de Benicàssim - Beck, Death In Vegas, DJ Hell, Groove Armada, Peter Kruder, Louie Austen, Romina Cohn, Terence Fixmer... / Costa Azahar (España) - 09/08/2003

Publié le par Geoff


La grande scène est réservée aux groupes pop(ulaires), ceux qui comptent (de nombreux fans) et qui remplissent (aisément) les salles. Radiohead, Björk et les Chemical Brothers s’y sont par exemple produits les années précédentes. Ayant fait le choix de suivre principalement les formations électroniques anglaises et allemandes dans le chapiteau Motorola et le FIB-Club, je ne fus pas déçu du voyage pour autant. DJ Hell prendrait en effet les platines dans le cadre d’une nuit International DeeJay Gigolo…

En début de nuit, Louie Austen se démenait comme un beau diable, mais la soul rétro du crooner quinquagénaire, savamment produite par Patrick Pulsinger, peinait à convaincre devant un parterre clairsemé. Le Tom Jones autrichien devrait peut-être se cantonner aux séances studio… Néanmoins la curiosité de ce festival. La musique n’est pas l’apanage des jeunes !

Si l’argentine Romina Cohn plaisait aux danseurs ce samedi soir, mêlant électro-techno et vieilleries house (un French Kiss apprécié mais trop long), Beck parvenait dans le même temps à jongler avec un répertoire éclectique. Folk, pop, rock ou hip-hop, le californien est à l’aise dans tous les registres, et sa crinière blonde bouclée tout comme ses tenues excentriques lui valent le surnom de "Prince blanc", en référence au nain pourpre de Minneapolis. Il faut le voir déplacer son clavier analogique sur roulettes… Complètement foutraque !

De son côté, Groove Armada n’arrivait guère à (me) faire avaler une crème trop anglaise, amalgame grossier de ce qui fait pourtant la richesse musicale de la Perfide Albion : soul, funk, rock, house, ragga, etc.

Un peu plus tard, l’allemand DJ Hell, patron du médiatisé label Gigolo Records, prouvait que son diplôme de docteur ès platines n’était pas usurpé, malgré quelques énormités (Let’s Get Ill de P.Diddy et surtout Satisfaction de Benny Benassi, tube techno des campings).

Terence Fixmer, français quasiment inconnu dans son pays, comblait ensuite les aficionados du beat martial et de la saturation. Un live tellurique mais peu entraînant.

Le plus convaincant ce soir-là en matière de mix fut incontestablement Peter Kruder, dans une veine très hypnotique. Rien à voir avec le trip hop langoureux concocté avec son compère Richard Dorfmeister, mais toujours ce goût pour les atmosphères cannabiniques. Réellement impressionnant.

La suite (et fin) .

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Publié dans FESTIVALS

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