Prince - 3121 (NPG Records / Universal - 2006)
Un nouvel album du Kid de Minneapolis n’est jamais anodin, surtout quand il atteint le haut du Billboard (une première depuis la B.O. de Batman !). Deux ans après Musicology (vendu à plus de 6 millions d’exemplaires), qui annonçait la résurrection du plus grand artiste des Eighties, Prince Rogers Nelson nous ressert le funk minimaliste de ses glorieuses années (1978-1993). Ouvrant sur le p-funk éclairé de 3121 et la pop hardie de Lolita, décevant ensuite avec Te amo corazón (premier single clairement destiné à la communauté hispanique), le presque quinquagénaire redresse la barre avec l’énorme Black Sweat, largement inspiré de la scène crunk et de ses propres chefs d’œuvre (Kiss ; Sign ‘O’ The Times). La production est, comme d’habitude, irréprochable : rien n’est laissé au hasard, que ce soit le rap de Incense and Candles, les gimmicks de Love qui font par moment penser à Girls & Boys, ou les guitares de Fury, rappellant certains titres de Purple Rain. Et quand la bête est lâchée sur les très beaux The Word, et Beautiful, Loved And Blessed, on se dit que rien ne pourra plus mettre en péril la cohérence de ce 30 cm, conclu de fort belle manière par le jazz-funk de Get On The Boat, en compagnie des fidèles Maceo Parker et Sheila E.
Pas grand-chose à jeter dans ce Thirty-One Twenty-One étonnant de vitalité, dans lequel Prince fait à merveille ce qu’il sait faire : de la musique cheesy et jouissive à la fois. Et surtout terriblement dansante. De quoi ravir ses millions de fans.
Plus d’infos : www.npgmusicclub.com / www.myspace.com/prince / www.wikipedia.org/wiki/Prince_discography