Festival de Thau - Frédéric Galliano & The African Divas, Culture Musical Club de Zanzibar, Miossec - 18/07/04

Publié le par Christophe Leclère



Thau, entre nuages et éclaircies…
Cette soirée de clôture de l’édition 2004 du Festival de Thau n’aura pas été à la hauteur de nos espérances. Dès l’ouverture des portes, à 19h30, on sentait déjà une baisse de la fréquentation, le premier indice ayant été la facilité à trouver une place en bordure de l’étang. Une fois dans l’enceinte, on a pu sentir que l’ambiance festive et amicale qui caractérise d’habitude l’avant-concert (dégustation de produits régionaux, coquillages et vins blancs, assis par dizaine autour de grandes tables) n’était pas tout à fait au rendez-vous.

Heureusement, après une courte (peut-être pas assez) intervention de Pierre Vassiliu, parrain de la manifestation, Miossec entre en scène et nous livre une très belle prestation. Magnifique prestation car cet artiste est simplement heureux de jouer devant un public, ça se voit et ça se sent. Il communique (juste ce qu’il faut), même si cela peut se limiter à un soulagement sonore venant droit de l’œsophage entre deux chansons, mais on le sent bien dans son rôle. Le public danse, applaudit, en redemande et retourne à sa table, après une bonne heure de plaisir, laissant plein d’espoir pour la suite.

Mais c’est de patience dont il fallut faire preuve. Car contrairement à l’année passée, il n’y avait qu’une seule scène, et donc beaucoup d’attente entre les artistes. Pour info, l’année passée les artistes s’étaient succédé rapidement : Daby Touré, en deuxième partie, avait joué seul sur une scène secondaire, donc sans attente ni pour lui ni pour Maceo Parker qui jouait en dernier de nouveau sur la scène principale. Malheureusement, le Culture Musical Club de Zanzibar ne pouvant pas « tenir » sur une autre scène plus petite, nous voilà de nouveau attablés, à discuter et à se « réhydrater ».

Enfin les nombreux artistes du Zanzibar se mettent en place, tous très beaux en costume traditionnel et blazer, affichant une apparente bonne humeur. On peut cependant regretter que la première partie de leur prestation ait manqué de conviction. Dans un style très oriental, musicalement très agréable, on a pourtant l’impression d’écouter de la musique dans le salon d’un grand hôtel étranger. Ce n’est pas franchement entraînant, mais on se laisse malgré tout porter par les voix de ses chanteuses qui, à tour de rôle, viennent au-devant de la scène pour s’exprimer. À notre grande surprise, alors que l’on pensait que l’orchestre quittait la scène, voilà nos sympathiques insulaires qui reviennent, cette fois sans la veste, et avec un tout autre répertoire. Les violons se déchaînent, les percussions résonnent et des danseuses se mettent à se déhancher frénétiquement, s’aidant des pieds de micro, ou de tout support à leur portée, pour mieux se cambrer. Les spectateurs reviennent, se remettent à danser, à crier, le public est heureux.

Et puis de nouveau l’attente, moins longue car on sent que Frédéric Galliano est impatient de passer. Il est presque 1h (contre 23h30 au programme) quand l’artiste créateur du label Frikyiwa se présente sur scène, accompagné d’un clavier et d’un instrument à cordes traditionnel d’Afrique. Cela commence bien, le métissage entre la musique électronique et traditionnelle fonctionne plutôt bien, et les divas (au nombre de trois) qui entrent une par une sur scène nous dévoilent leurs qualités vocales. Malgré cela, le public ne semble pas suivre, le cœur n’y est plus, et beaucoup sont déjà partis. Là ou Maceo Parker avait déchaîné la foule l’année passée, Fred Galliano n’a pu que constater que les festivaliers auraient sans doute souhaité de la part des organisateurs, si ce n’est une affiche différente, un ordre de passage des artistes plus adapté, et moins de cassures entre les prestations.

Un soirée de clôture en demi-teinte donc, en espérant que l’année prochaine sera meilleure, et que l’étang de Thau nous fera à nouveau vibrer comme il l’a déjà souvent fait… et vive les Huîtres de Bouzigues !

A lire également : le compte-rendu de la soirée du
vendredi 18 juillet 2003, avec Jim Murple Memorial, Daby Touré et Maceo Parker.

Plus d'infos :
www.festivaldethau.com

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Publié dans FESTIVALS

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