N*E*R*D - Fly or Die (Star Trak / Virgin Records America - 2004)

Devenus incontournables dans le milieu pop américain (celui des Britney et Justin), les Neptunes ont donc décidé de donner une suite au plébiscité In Search Of..., qui avait, à sa sortie, réjoui aussi bien les amateurs de hip-hop, que de rock ou de musiques électroniques.
Les deux producteurs, héritiers autoproclamés de Quincy Jones et Rod Temperton (Michael Jackson), ici accompagnés par le rappeur Shay, avaient, on l’imagine, à cœur de convaincre leurs détracteurs, prétendant que N.E.R.D (pour No one Ever Really Dies) ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau.
Malgré un bon début, Lapdance en plus funky (Don’t Worry About It), des envolées pop réussies (l’éponyme Fly or Die dédicacé aux « kids » et le communicatif Jump), le blues-funk Backseat Love à l’orgue chatoyant, le remuant She Wants To Move (aux paroles explicites mais un peu stupides : « Her ass is a spaceship I want to ride » soit « Son cul est un vaisseau que je voudrais piloter ») qui donne effectivement envie de le bouger, le reste des titres s’avère vite indigeste sur la durée. Comme le trop long Wonderful Place, qui s’aventure sur les terres des Rolling Stones époque disco (on pense à leur remix de Sympathy for the Devil), et Drill Sergeant, qui lorgne vers les excès glam de Queen (!). On notera aussi la présence dispensable de ?uestlove des Roots et de Lenny Kravitz sur le poussif Maybe.
Dommage, ces types sont pourtant capables du meilleur : le magnifique Frontin’ de Pharrell, repris par le jeune virtuose du jazz Jamie Cullum, ou les albums de Kelis (Kaleidoscope, Wanderland & Tasty).
Avec Fly or Die, ce sont davantage les charts et l’antenne de MTV qui sont ciblés. D’ailleurs, pas de doute, cet album devrait leur permettre d’atteindre le haut du box-office. Au risque de perdre leurs fans de la première heure en route…
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