Carl Cox - Second Sign (23rd Century Records / 2005)

La tentation était grande de détruire cet album (le 3ème de notre nounours préféré), animé peut-être par une certaine jalousie
Il faut dire que Carl Cox, non content davoir animé toutes les Raves possibles et inimaginables (qui ne se souvient pas dune soirée réussie en sa compagnie ?), continue de profiter à 40 ans passés de son statut de DJ Star : de New York à Tokyo, de Londres à Sydney en passant par Ibiza, et bientôt Paris, pour une nuit qui lui sera entièrement consacrée (ndlr : le 4 mai au Zénith). Le tout avec un professionnalisme et un entrain intacts. On peut certes lui reprocher un style « pompier » qui plaît avant tout aux plus jeunes, mais lhomme est sincère et jovial. Une vraie bête de scène, qui plus est, qui justifiait à elle seule la retransmission de la Techno Parade 99 sur M6
Celui qui a commencé sa carrière (puisquil faut bien parler ici de carrière), il y a plus de 25 ans par le disco et le hip-hop, a en effet gardé son âme denfant et des goûts sûrs. Comportant des featurings prestigieux (Christian Smith, producteur techno émérite, Onallee et Roni Size du crew Reprazent, la star de Brighton Fatboy Slim, le docteur ès acid Josh Wink et Kevin Saunderson, alias « The Innovator »), ce Second Sign nest pourtant que son 3ème long format en 15 ans de production, malgré une tripotée de compilations mixées pour tout ce que la House Nation compte de labels.
Musclé et construit comme lun de ces sets puissants et énergiques dont Carl Cox a le secret, il réussit même quelques incursions remarquables dans la dance la plus soulful (le premier single Give Me Your Love avec Hannah Robinson), la tech-house la plus sensuelle (Room 713 et son irrésistible finition trance) comme la tribal tek la plus folle avec Open Book. On peut citer également létonnante énergie punk de Got What You Paid For!, réminiscence du passé breakbeat du britannique.
House Music is still alive!
Plus dinfos : www.carlcox.com