Rachid Taha + Paris Combo + Anaïs / La Scène (Paris) - 05/10/2004

La Scène, c’est un peu « the place to be », le lieu de rendez-vous privilégié entre les artistes confirmés (ou en devenir), les D.A. (comprendre directeurs artistiques) et les journalistes, voire les autres s’ils ont un peu de chance. Ce mardi soir pluvieux (mon brushing s’en souvient encore) avaient lieu trois enregistrements de l’émission La bande passante, animé par le jovial Alain Pilot sur RFI. Et comme de coutume, il fallait montrer patte blanche à l’entrée pour pénétrer ce joli terrain de jeu (à 6 euros le demi...) de la rue des Taillandiers, à 2 pas du mythique (sic) shop Techno Import.
A l’affiche ce 5 octobre, la découverte Anaïs, les connus Paris Combo et le méconnu Rachid Taha, pour un résultat… inégal.
La plus jeune a, comme au Limonaire un mois plus tôt, conquis l’assistance à froid avec 2 chansons et demi (le demi étant une parodie hilarante du Rock your Body de Justin Timberlake, avec beatbox et breakdance) : les tubes potentiels Mon cœur mon amour et Christina, perles de sa démo distribuées sous le manteau. Pas de doute, le plus bel avenir est promis à La petite Anaïs, qui assurera prochainement la première partie de La Grande Sophie à l’Olympia (+ d’infos dans l’agenda).
Suivait Paris Combo, emmené par sa chanteuse Belle du Berry, pour un voyage aérien entre chansonnette, swing manouche, java et mambo. Leur prestation n’aura pas laissé un souvenir impérissable, malgré un rappel un plus convaincant. Venus célébrer leur dernier album studio Motifs, on n’enlèvera pas le plaisir de jouer – et c’est peut-être là l’essentiel – à ces quatre quadras heureux de vivre.
Heureux qui, comme Rachid, a fait un beau voyage à travers les genres et les époques, pour nous proposer un condensé de son récent Tékitoi : Tékitoi ?, justement, en duo avec le chanteur des Têtes Raides, Christian Olivier, mais aussi et surtout la reprise des Clash Rock El Casbah. Suivis du classique de la chanson Algéroise Ya Rayah, magnifiquement interprétée par les musiciens de Rachid Taha, en particulier son joueur de oud. Mélancolique et festif à la fois.
Sur fond de transe, rythmiques techno, guitares électriques et cordes orientales se conjuguent à merveille chez l’ex-chanteur de raï, devenu star du rock à l’instar de Peter Gabriel, Steve Hillage (son éternel partenaire et producteur) ou Brian Eno (qui collabore au dernier album). Putain, c’est historique ce soir ! délivrait dans la soirée celui qui devait conclure une soirée placée sous le signe de la bonne humeur et de l’éclectisme musical.
Plus d'infos : www.rfi.fr/fichiers/Magazines/emissions/musique/bande_passante_tv.asp