Martina Topley-Bird - Quixotic (Independiente / 2003)

Publié le par Geoff


L’ex-femme de Tricky était attendue au tournant. Normal, Maxinquaye étant considéré (à raison) comme le meilleur album du kid de Bristol... Martina Topley-Bird y faisait déjà montre de ses talents d’interprète, en pleine vague trip hop.
S’adjoignant pour son premier LP solo les services du même Tricky (omniprésent cette année) et de l’irlandais David Holmes, capable du meilleur, l’anglaise à l’organe vocal si particulier livre ici 13 titres vaporeux et délicats. Intro bluesy à la Nina Simone, douce désinvolture sur Need One, choeurs gospels sur Soulfood à mi-chemin entre Morcheeba et Aretha Franklin, ballades low-fi en dilettante sur Lullaby et Lying, rock énergique rappelant PJ Harvey sur I Wanna Be There, violence contenue sur Too Tough Too Die, groove crépusculaire imparable avec Sandpaper Kisses, clôture enjôleuse (Stevie’s (day’s of a Gun)) et inévitable duo (Ragga) font de cet opus une vraie réussite.
On est charmé de bout en bout par le magnétisme de cette jeune maman (décidément), qui enterre le trip-hop pour mieux lui redonner vie.
Bénéficiant d’arrangements de cordes luxueux à la Beatles (époque Abbey Road), d’une production irréprochable et d’une pochette léchée, Quixotic (« idéaliste », « chimérique » en français) mérite largement son appellation. Un des meilleurs disques de la rentrée, qui échappe aux stéréotypes de l’électronique et de la pop.

Plus d'infos :
www.martinatopleybird.com

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Publié dans Soul - Funk

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