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Disco / House


8ème sortie de Chocoflash, The Ripple EP du collectif Australien 20for7 se démarque d'emblée des précédentes productions du label Parisien par un son très organique, proche des Américains (Recloose, Blaze, ADNY, Dubtribe Sound System) et des Allemands (Needs, entre autres).
The Ripple Effect est un track atmosphérique et funky, porté par une basse ronde et une voix complice. Parfait pour les chaudes nuits d’été comme pour les hivers rigoureux. Définitivement « club »…
La suite est en dent de scie : on laissera volontiers de côté le Confuse Remix de El Farouki, un tantinet linéaire, pour se concentrer sur la version électro-dirty aux relents de Relief de Basek & Smart. Là encore, les dancefloors devraient chauffer, entraînés par une hard house dentelée et jouissive.

Sortie le 25 novembre chez tous les bons disquaires.

Plus d’infos : www.chocoflash.com


Lundi 21 novembre 2005


Il ne faut pas confondre Bob Sinclar avec Didier Sinclair. Le premier est clairement influencé par le disco alors que le second vient des raves et de la house (voire de la trance) progressive, un genre qui a eu son heure de gloire au début des années 90. Si Bob est davantage connu aujourd’hui, grâce à sa Love Generation qui ouvre chaque vendredi le télé crochet de TF1, l’un et l’autre se sont faits connaître derrière les platines.
Didier 
n’est pas un nouveau venu puisqu’il a commencé sa carrière à la radio, à Montpellier, avant de prendre l’antenne puis la direction artistique de Radio FG à Paris. Un tube (Lovely Flight, en 2001, ici présent) et des compilations à succès plus tard, notre homme revient à ce qui le passionne le plus sur ce 3ème volume de In The Club
Les snobinards pourront ironiser sur l’intérêt d’une telle « œuvre », le fait est que Didier Sinclair sait de quoi il parle. Toujours à la page après toutes ces années d’activisme électronique, le DJ Français réalise un mix évolutif et techniquement parfait pour le compte des indépendants de Wagram. Divisée en 2 parties (la première, deep et progressive ; la seconde, plus rentre-dedans et « freaky »), sa sélection nous prend par le bras avec M.A.N.D.Y. vs. Booka Shade, Mylo et Daft Punk (le funky Body Language, les remixes de In My Arms et Technologic), avant de nous mettre K.O. avec les jouissifs Washing Up de Tomas Andersson (par Tiga) et Washing Machine de Sikk.
Un travail rondement mené… Seul hic : le peu d’effort des graphistes sur la pochette.

Plus d’infos : www.didiersinclair.com


Mardi 8 novembre 2005


Róisín Murphy produit par Matthew Herbert, c’est un peu l’esprit d’Around The House (Phonography / 1998) qui renaît, soit une house inventive (Leaving The City, en ouverture) influencée par le swing et la pop, à l’image de certaines productions de Larry Heard du début des années 90.
Génie de l’électronique perdu dans l’expérimentation et les concepts avec ses derniers opus produits sous les noms de Doctor Rockit et Radio Boy (entre autres multiples pseudos), Herbert semblait en perte de vitesse depuis Bodily Functions (!K7 / 2001). Délaissant sa muse Dani Siciliano et son Big Band de jazz, le bricoleur Anglais remplace donc un temps l’ex-mari de RóisínMark Brydon – l’autre moitié de Moloko –, dans le rôle de « metteur en son » ; habillant admirablement tout au long des 12 titres de ce CD la voix si atypique de la blonde (devenue rousse) à la peau diaphane.
Un organe que Matthew Herbert parvient comme personne à mettre en valeur, réussissant le tour de force de concilier recherche sonore (sa marque de fabrique, à l’œuvre sur l’éponyme Ruby Blue), originalité et sensualité. Sans jamais tomber dans le vulgaire, reprenant bien quelques ficelles usitées (Night of the Dancing Flame), mais toujours au service de son interprète (Sow Into You). Et quelle interprète…
L'album pop-house de l'année.

Plus d'infos : www.roisinmurphy.com


Mardi 14 juin 2005


Voici certainement l’objet sonore non identifié de ce printemps (après Spektrum l'année dernière). Out Hud, formé en 1996 à Sacramento autour de Phyllis Forbes et de Molly Schnick, compte dans ses rangs des membres de !!!, et comme ces derniers, cultive un certain goût pour les mélanges iconoclastes.
Quelle belle affaire que ce Let Us Never Speak of It Again, qui renoue avec l’esprit fourre-tout du début des années 90 ! Véritable manifeste hédoniste à l’attention des puissants (en l’occurrence le président américain sur Dear Mr. Bush, there are over 100 words…), ce second album d’Out Hud offre enfin une alternative à l’électro-rock new-yorkaise en vogue et à la house minimale allemande tant appréciée des puristes. Bien plus profond et psychédélique, malgré tout ancré dans une ère pop propre à ce début de millénaire, cet opus surprend par sa fraîcheur et ses brusques changements de ton (de l’angélique It’s For You et ses claviers housey au vrille-neurones The Song So Good They Named It Thrice), un peu à l’image du dernier
GusGus sur Underwater.
Un vrai plaisir pour les oreilles, et certainement l’un des must have de 2005.

Plus d’infos :
www.brainwashed.com/outhud


Dimanche 1 mai 2005


Après des pointures telles que Ron Trent, Lil Louis, DJ Pierre ou Joe Claussell, c’est au tour du japonais Shinichi Osawa, connu pour ses productions sous le nom de Mondo Grosso, de se coller à l’exercice du mix (The Vibe) pour le compte de la maison King Street.
Malgré un début lourdingue, aux confluents de la club et de la hard house, le producteur nippon parvient à accrocher l'oreille avec un set gorgé d'âme et de voix calibrées. L'esprit de NYC hante cette sélection inspirée des grandes années du Paradise Garage. Boyd Jarvis côtoie ainsi Roy Davis Jr., les français de Trouble Men, les anglais de Spektrum (le fameux remix du Kinda New par Tiefschwarz) et les incontournables Ralphi Rosario et Harry 'Choo Choo' Romero. La palme du meilleur track revenant au bien nommé Beautiful de Rude Rkade – sorti l'an dernier sur Underwater, l'excellent label de Darren Emerson –, tech house catchy aux textes entêtants
("You used to look so beautiful, now you look like shit..."). Sans oublier le plaisant Real Love de Francesco Farfa, toutefois plus à l'aise derrière les platines qu'à la console.
N'égalant pas le niveau du double mix de Danny Krivit, ce nouveau volume ravira quand même par sa sensibilité et sa musicalité.

Plus d'infos : www.kingstreetsounds.com
 


Mercredi 20 avril 2005


La tentation était grande de détruire cet album (le 3ème de notre nounours préféré), animé peut-être par une certaine jalousie…
Il faut dire que Carl Cox, non content d’avoir animé toutes les Raves possibles et inimaginables (qui ne se souvient pas d’une soirée réussie en sa compagnie ?), continue de profiter à 40 ans passés de son statut de DJ Star : de New York à Tokyo, de Londres à Sydney en passant par Ibiza, et bientôt Paris, pour une nuit qui lui sera entièrement consacrée (ndlr : le 4 mai au Zénith). Le tout avec un professionnalisme et un entrain intacts. On peut certes lui reprocher un style « pompier » qui plaît avant tout aux plus jeunes, mais l’homme est sincère et jovial. Une vraie bête de scène, qui plus est, qui justifiait à elle seule la retransmission de la Techno Parade ’99 sur M6…
Celui qui a commencé sa carrière (puisqu’il faut bien parler ici de carrière), il y a plus de 25 ans par le disco et le hip-hop, a en effet gardé son âme d’enfant et des goûts sûrs. Comportant des featurings prestigieux (Christian Smith, producteur techno émérite, Onallee et Roni Size du crew Reprazent, la star de Brighton Fatboy Slim, le docteur ès acid Josh Wink et Kevin Saunderson, alias « The Innovator »), ce Second Sign n’est pourtant que son 3ème long format en 15 ans de production, malgré une tripotée de compilations mixées pour tout ce que la House Nation compte de labels.
Musclé et construit comme l’un de ces sets puissants et énergiques dont Carl Cox a le secret, il réussit même quelques incursions remarquables dans la dance la plus soulful (le premier single Give Me Your Love avec Hannah Robinson), la tech-house la plus sensuelle (Room 713 et son irrésistible finition trance) comme la tribal tek la plus folle avec Open Book. On peut citer également l’étonnante énergie punk de Got What You Paid For!, réminiscence du passé breakbeat du britannique.
House Music is still alive!


Plus d’infos :
www.carlcox.com


Dimanche 17 avril 2005


Thomas et Guy-Manuel, les deux humanoïdes à la tête de Daft Punk, étaient attendus de pied ferme par la presse, ravie de pouvoir renouer avec ses élans passionnés de l’après-Discovery, album majeur pour certains et flamby indigeste pour les autres.
Déjà 4 ans que l’on avait plus de nouvelles des 2 jeunes parisiens, à part le DVD Interstella 5555... Le problème, c’est que le son de Daft Punk n’a guère évolué pendant toutes ces années : les références au hard rock sont devenues légion (Robot Rock), et rappellent le moins bon des années 80 (Europe, Aerosmith, voire ZZ Top). Quelques bonnes idées aèrent parfois cette œuvre dénuée d’ambition et de sensualité, comme le rigolo Technologic, l’enjoué The Prime Time of Your Life ou le furieux Brainwasher. Mais la sauce ne prend pas, et le duo français de nous rejouer ses plans love foireux avec Emotion et Make Love
Un vrai gâchis, dans un contexte très difficile pour la house music, qui espérait un sursaut de ses ventes grâce à ses plus fameux représentants. Les temps ont changé, Mylo et Eric Prydz raflant aujourd'hui la mise aux « professionnels » du genre...
En outre, le concept ne paye plus (ici, la critique de la télévision). Ce qui n’est finalement pas plus mal, la musique reprenant ses droits au nez et à la barbe des businessmen.
Human After All, ou le premier pétard mouillé de l’année…

Plus d’infos :
www.human-after-all.tv


Samedi 12 mars 2005


Roy Davis Jr. de retour aux affaires ! Depuis le magnifique Gabriel en compagnie de Peven Everett, on ne l’avait pas guère vu aussi en forme. Quelques albums, des compilations mixées et un nombre incalculable de maxis pour tout ce que la planète compte de labels house, et voici que surgie ce superbe long format de garage et de soul électronique (ndlr : le mot garage vient du club disco new-yorkais « Paradise Garage », rien à voir donc avec le garage-rock…).
Chicago Forever rend hommage à la ville d’origine (berceau du jazz, du blues et de la house) du DJ-producteur, sur un label de… San Francisco, Ubiquity, qui compte dans ses rangs Shawn Lee, As One ou Zero dB. Autant de gages de qualité.
Le résultat de cette excursion dans les ambiances soulful et les beats métissés aurait pu s’avérer douloureuse pour Roy Davis, mais l’homme maîtrise bien son affaire. 11 titres homogènes plus un remix du single I Know What You’re Thinking composent cet opus parfait, l’un des meilleurs du genre sortis depuis belle lurette.
Les voix féminine de Terry Dexter et masculine de Jeremy Ellis, contrairement à certaines sorties grossières et bâclées, sont en harmonie avec la production léchée de l’Américain, qui renoue avec la spiritualité du milieu des années 90 (Ron Trent, Moodymann, Romanthony…).
Loin des textures acid de Phuture, rattrapé par la vie – sa mère est décédée en 2003 et son fils Caleb participe à un interlude – Roy Davis Jr. (senior, devrait-on dire), signe ici sans doute le disque le plus important de sa carrière. Déjà un classique.

Plus d'infos :
www.ubiquityrecords.com


Mercredi 27 octobre 2004


La deep house tourne en rond, et c’est bien dommage. Depuis Larry Heard, Ron Trent et Blaze, auteurs de somptueuses tranches de groove atmosphérique, rares sont ceux qui ont réussi à vaincre la fatalité pour proposer une musique fraîche et originale. Peut-être est-ce dû au caractère élitiste du genre et/ou à la cadence trop élevée des productions ? Les 2 Many Dj’s n’ont-ils pas affirmé en outre, non sans prétention, qu’ « avant [eux], tous les dj’s mixaient de la deep house » ?
Ces considérations philosophiques mises de coté, il faut quand même reconnaître à Julius Papp un certain talent pour renouveler le genre sans le réinventer. Sur cette compilation mixée, le DJ Californien – qui n’en est pas à sa première réalisation– use et abuse de flangers et autres effets pour combler peut-être un certain manque de rythme, mais reste dans un style « soulful » et sexy propre à ce « nouveau » disco.
Aucun morceau ne se détache véritablement du lot, à part celui de Hardsoul et Ron Carroll. Mais l’ensemble s’avère plaisant, et ne tombe pas dans les travers des grosses productions Françaises signées David Guetta ou Laurent Wolf. C’est déjà un bon point.

Plus d'infos :
www.juliuspapp.com


Mardi 19 octobre 2004


Un album qui renoue avec l’esprit hédoniste des années 90, c’est suffisamment rare pour être souligné. Enregistré en quelques jours par Etienne de Crécy avec ses potes Zdar et Boom Bass de Cassius, Alex Gopher et DJ Mehdi, Super Discount 2 s’éloigne certes des tubes Prix Choc ou Le patron est devenu fou ! sortis à la fin du siècle dernier, mais s’en veut proche par l’esprit.
Si Poisoned rappelle malheureusement un peu trop la French Touch d’obédience Parisienne, et Fast Track – malgré son efficacité –, l’électro-rock à la mode, le reste oscille avec allégresse entre acid house (Soul Seek, Audio Galaxy), électro-house (Grokster) et techno gavée de testostérone (trance pour Bit Torrent, minimale pour Overnet). Seul Gifted composé avec Mehdi dépareille avec sa guitare acoustique…
Certains morceaux comme Limewire ou Bit Torrent auraient pu être composés il y a 10/15 ans et c’est peut-être ce qui fait le charme de cet album conceptuel pas comme les autres. On pense à Olivier le Castor ou Emmanuel Top, des producteurs Français aujourd’hui disparus de la circulation.
Les 11 titres font pour la plupart référence au Peer-to-Peer via des noms de plateformes bien connus des pirates, et le jaune canari d’origine est remplacé par un rose non moins flashy qui se marie bien avec le petit autocollant FG présent sur le boîtier… Une musique de pédés et de drogués, la house ? On peut (seulement) le supposer.

Plus d'infos :
www.v2.fr/etiennedecrecy.htm


Lundi 18 octobre 2004

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