Plus qu'une simple compilation, ce double album mixé rassemble les principales piges de C2 depuis 2003,
ainsi que quelques classiques réenregistrés pour l'occasion : 5 années, voire bien plus, donc, à apprivoiser, dompter, réinventer la musique des autres sans jamais la maltraiter.
Il faut dire que l'Américain n'en est pas à son coup d'essai, et que nombre de chefs-d'œuvre
jalonnent sa carrière artistique. De la complainte Desire (sous le pseudo de 69) au LP sans fausse note More Songs About Food and Revolutionary Art en
passant par son projet 'Sun Ra-esque' Innerzone Orchestra, sans oublier les débuts prometteurs avec Derrick May et le célèbre cri de Throw (Paperclip
People), Carl Craig n'a cessé de modeler avec talent ses délicieuses enveloppes synthétiques autour de squelettes rythmiques simplistes mais ultra-efficaces, axant son
propos sur la danse et la transe.
L'homme passe pour être un piètre DJ (sa première mixtape pour la série DJ-Kicks avait laissé un souvenir périssable), mais la maîtrise avec laquelle il remixe (Cesaria
Evora, Theo Parrish, Rhythm & Sound, entre autres), produit ou simplement réédite (son avant-dernier album The Album Formerly Known As...
reprenait avec brio l'inégal Landcruising de 1995) est tout bonnement exceptionnelle, faisant de lui – malgré les années qui passent – un acteur incontournable de la
musique électronique.
Il y a fort à parier que les générations futures célèbreront ce visionnaire, à l'instar de John Coltrane dans le jazz.
A lire également sur ce blog :
- le live de Tres Demented au
Trabendo
- la chronique du EP Just Another Day
Plus d'infos : www.myspace.com/carlcraig
Le groupe australien 20for7 a reçu, vendredi dernier au Cirque d'Hiver, le prix "Dance Floor", lors de la 3ème cérémonie des Qwartz Awards, récompensant les musiques nouvelles : The Ripple Effect, extrait du Ripple EP, sorti sur le label parisien Chocoflash, avait été chroniqué ici même en novembre 2005.
Toutes nos félicitations à son directeur artistique, Lord Di Marco, et à toute l'équipe de Chocoflash !
Le film de la soirée :
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2017551314
Plus d'infos :
www.qwartz.org
www.chocoflash.com
www.junkbeats.com/20for7.htm
Le maxi sur Discogs :
www.discogs.com/release/578246
Vous rêvez de voir Underworld (ndr : le meilleur groupe techno encore vivant) en live mais votre porte-monnaie et/ou le trou perdu dans lequel vous vivez ne vous le permettent pas ?
Eh bien, Apple l’a fait, associant son fameux lecteur QuickTime avec le Cocoon Club de Sven Väth, autre vétéran de la florissante scène trance des années 92/94.
Le duo britannique et le DJ allemand se produiront 3 heures en direct de Francfort, pour une prestation qui s’annonce (forcément) explosive.
Pour cela, soyez branchés le 12 octobre dès 22h30 sur :
www.underworldlive.com/index/live-events/cocoon.html !
A lire également : le compte-rendu de leur passage au Bataclan en 2002.
Un nouvel album du Kid de Minneapolis n’est jamais anodin, surtout quand il atteint le haut du Billboard (une première depuis la B.O. de Batman !). Deux ans
après Musicology (vendu à plus de 6 millions d’exemplaires), qui annonçait la résurrection du
plus grand artiste des Eighties, Prince Rogers Nelson nous ressert le funk minimaliste de ses glorieuses années (1978-1993). Ouvrant sur le p-funk éclairé de 3121
et la pop hardie de Lolita, décevant ensuite avec Te amo corazón (premier single clairement destiné à la communauté hispanique), le presque quinquagénaire redresse la
barre avec l’énorme Black Sweat, largement inspiré de la scène crunk et de ses propres chefs d’œuvre (Kiss ; Sign ‘O’ The
Times). La production est, comme d’habitude, irréprochable : rien n’est laissé au hasard, que ce soit le rap de Incense and Candles, les gimmicks de Love qui font par moment penser à Girls & Boys, ou les guitares de Fury, rappellant certains titres de
Purple Rain. Et quand la bête est lâchée sur les très beaux The Word, et Beautiful, Loved And Blessed, on se dit que rien ne pourra plus mettre en péril la cohérence de
ce 30 cm, conclu de fort belle manière par le jazz-funk de Get On The Boat, en compagnie des fidèles Maceo Parker et Sheila
E.
Pas grand-chose à jeter dans ce Thirty-One Twenty-One étonnant de vitalité, dans lequel
Prince fait à merveille ce qu’il sait faire : de la musique cheesy et jouissive à la fois. Et surtout terriblement dansante. De quoi ravir ses millions de fans.
Plus d’infos : www.npgmusicclub.com / www.myspace.com/prince / www.wikipedia.org/wiki/Prince_discography
L’événement est de taille, puisque sortira le 1er mai prochain la toute première vidéo numérique de l’anglaise PJ Harvey, officiellement retirée de la scène depuis 2004 mais bassiste de luxe pour Moris Tepper.
Le tracklisting de PJ Harvey On Tour - Please Leave Quietly fera la part belle au dernier album et bien sûr au meilleur des précédents. Des plans backstage et une interview de 28 minutes complèteront les séquences live enregistrées en Europe et aux Etats-Unis durant la tournée Uh Huh Her.
Réalisé par son amie Maria Mochnacz, le film promet d’offrir un regard intimiste sur ce que représente la vie d’un artiste sur la route. Celle de la secrète Polly Jean Harvey s’annonce passionnante…
Tracklisting :
Meet Ze Monsta / Dress / Uh Huh Her / Taut / Down By The Water / It's You / Big Exit / Harder / The Darker Days of Me & Him / A Perfect Day Elise / Victory / Catherine / Who The Fuck? / Evol / My Beautiful Leah / The Letter
Plus d’infos : www.pjharvey.net
Le rendez-vous était fixé à 18h30, afin de recueillir les précieux sésames permettant d’accéder à la salle Olivier Messiaen, où allait se dérouler la troisième soirée du festival organisé par le
GRM. Le Groupe de Recherches Musicales, créé en 1958 par Pierre Schaeffer, qui rendait
hommage deux jours plus tôt à Luc Ferrari, grand chasseur de sons devant l’éternel…
La programmation la plus « ouverte » de Présences électronique offrait une occasion unique de découvrir le prodige brésilien Amon
Tobin dans un environnement inhabituel, ce magnifique auditorium, inquiétant et majestueux, à l’acoustique exceptionnelle.
En ouverture, on se laissait bercer par la musique aérienne et poétique de Robert Hampson (Main),
avant de se faire surprendre par la poésie électronique d’Antye Greie-Fuchs (AGF), aux compositions déstructurées et aux textes
troublants (Everybody is a disaster / Tout le monde est un désastre). Affairée sur sa console, la
Berlinoise de l’est démontrait un savoir-faire étonnant…
A peine le temps de reprendre nos esprits que débutait la prestation
du talentueux japonais Yoshihiro Hanno, mieux connu sous le nom de RadiQ (et auteur du très bon Rip, Rig & Paniq chez Logistic),
pour un voyage polyphonique aux confins de la musique de films.
Un court entracte pollué par la fumée
de cigarette puis débarquaient les deux vikings de Pan Sonic, duo finlandais dur de la feuille, véritables barbares de la boîte à rythme et de la distorsion. Créant une atmosphère oppressante et
hantée, Mika Vainio et Ilpo Väisänen trituraient sans fin leurs machines, jusqu’à en
faire ressortir des sons acouphéniques difficilement
supportables… Et là était bien le but recherché !
Mais la clôture (et le clou) de cette soirée
d’initiation aux nouvelles formes de composition électronique et d’écoute allait incomber à Amon Tobin, récent auteur d’une musique de
jeu vidéo à succès (Splinter Cell) et dont le prochain opus sera mixé au GRM. Plus classique dans sa démarche, utilisant semble-t-il la
technologie Final Scratch, le brésilien exilé en Angleterre ramenait nos pauvres tympans à la raison en combinant la classe mélodique de ses origines avec l’originalité rythmique de son pays
d’origine. Définitivement dans son temps.
Plus d’infos : www.ina.fr/grm
Sites officiels :
Main : www.esophagus.com/main
AGF : www.poemproducer.com
RadiQ : www.yoshihirohanno.com
Pan Sonic
: www.phinnweb.org/panasonic
Amon Tobin : www.amontobin.com
Hier, jeudi 9 mars 2006, se déroulait dans l’indifférence générale la Journée Nationale de l’Audition. L’occasion de revenir sur un problème
de santé majeur qui touche de plus en plus de jeunes…
Peu de gens savent en effet à quel point le système auditif est un organe
fragile. A l’heure actuelle, les personnes souffrant d’acouphènes et/ou d’hyperacousie ne peuvent que subir leur « mal » : on opère la cataracte, on greffe des cœurs, mais on ne sait
pas (encore) soigner ces troubles de l’audition.
Les causes sont multiples. On sait qu’une surexposition aux « bruits de
loisir » (concerts de musique amplifiée, rave parties) endommage les cellules nerveuses de l’oreille interne et peut causer des dégâts irréversibles (ce fameux sifflement que l’on ressent en
s’endormant après une sortie en boîte).
Avec la démocratisation du Walkman et aujourd’hui de l’iPod, mais surtout en raison du non
respect des réglementations en vigueur dans de nombreux établissements de nuit et salles de concert, c’est la santé de milliers de paires d’oreilles qui est aujourd’hui en sursis…
A lire dans la Presse : www.lemonde.fr / www.nouvelobs.com
Plus d’infos : www.audition-infos.org
I know
You gonna want me
But when you want
me
It might be...
A different story
Chroniquer Sexor : ou comment augmenter l’audience de son blog en cédant aux sirènes du « star-system ». Même si les manières sont
critiquables (ses poses de minet, son attitude « gay-friendly »), il faut reconnaître à l’intéressé un sens indéniable du dancefloor et une facilité certaine à faire des hits, comme en témoignent le très pop (Far From) Home et le tubesque You Gonna Want Me avec Jake Shears des Scissor Sisters aux vocaux, crossover parfait entre dance et électro, aux lyrics pompés sur le early hardcore Infiltrate 202 des méconnus Altern8.
La suite, inégale, oscille entre singles déjà publiés (l’acidulé Pleasure From
The Bass ; le lourdingue Louder Than a Bomb et son rap à la
Snap! dixit Prefuse
73 dans le magazine Trax de février), futur succès des clubs (Good as Gold), reprises plus ou mien
bien senties (Burning Down The House des Talking
Heads ; Down in it de Nine Inch Nails) et mièvreries
(The Ballad of Sexor, qui rappelle Something About Us des
Daft Punk ; Brothers, dans le même esprit que Je t’apprendrai de Jordy).
Super kitsch et pourtant attachant, Sexor n’en est pas moins un premier album réussi, propre à faire danser les filles (n'est-ce pas Luz ?). Véritable Who’s Who
de l’electro mondiale (ont participé à la production Jesper Dahlbäck de DK7 et les frères Dewaele de Soulwax, ainsi que Philippe Zdar de Cassius au mixage), il devrait se tailler la part du lion parmi les nombreuses sorties de disques qui inondent le marché.
De quoi faire du Canadien Tiga Sontag, en DJ set ce soir (9 mars 2006) au Rex Club, un invité potentiel de la prochaine Star Academy…
Plus d’infos : www.djtiga.com
Serge Gainsbourg
(2 avril 1928 - 2 mars 1991)
Plus d'infos : www.liberation.fr
sergegainsbourg.artistes.universalmusic.fr